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Présentation de la piscine Eurêka

Pour rappel, la piscine sera fermée le lundi 5 juin (Pentecôte), mais bien ouverte le samedi 3 et dimanche 4.

Les nouvelles inscriptions en rendez-vous systématique individuel  pour septembre se fontà partir du 6 juin.

Les inscriptions pour les clubs en septembre , de même que les inscriptions pour juillet-août ( formules vacances) sont en cours.

Pour s’inscrire : 010/228756 ou par mail piscine.eureka@yahoo.fr ou dans les carnets d’inscription à la piscine.

 

Formations

Voir le site www.lasourceformation.be ou se renseigner au 010 22 87 56

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Actualité des piscines: la question du chlore

Les bébés nageurs : sans danger à Eurêka

Le Pr Bernard lance selon la presse une nouvelle alerte : le chlore des piscines serait un facteur prédisposant à l’allergie aux acariens. En réalité, si on lit l’article de A. Bernard  à la base de cette « information », on constate:

- que l’étude est extrêmement limitée : elle porte sur un échantillon réduit d’enfants  ( 140 à Liège et Bruxelles, par comparaison l’étude anglaise Font-Ribeira portait sur 5700 enfants) ayant fréquenté des piscines tant intérieures qu’ extérieures  ( donc essentiellement les piscines privées de jardin et les centres de vacances) avant l’âge de trois ans. A noter la difficulté évidente de comparer avec un groupe de contrôle de non-nageurs: seulement 10 enfants n’avaient jamais fréquenté de piscine à la fin de l’étude. Rappelons ici le danger des trop petits échantillons en matière de statistiques: une précédente étude de la même équipe sur l’asthme permettait de conclure que les anciens bébés nageurs avaient une meilleure vue!

- que si l’étude conclut à une plus grande fréquence d’allergies aux acariens chez les enfants fréquentant les piscines ( 1,5 x plus à l’âge de 7 ans) , il est piquant de noter que ceux-ci présentant moins d’allergies aux pollens (1,7 fois moins), aux animaux, de rhumes des foins (1,8 x moins) et …1,3 fois moins d’asthme!

Il convient de rappeler que l’allergie est une maladie multi-factorielle encore mal connue. il est toutefois établi qu’elle est notamment liée à l’hérédite, à la pollution, au tabac, au stress, à la diminution de la ventilation des logements, à l’effet paradoxalement néfaste de l’hygiène  (théorie hygiéniste) et qu’elle est fortement corrélée avec le degré de développement . C’est ainsi que l’incidence des allergies en Europe est jusque 10 x supérieure dans les pays riches par rapport aux moins favorisés. Les enfants fréquentant les piscines privées, les centres de vacances avec piscine et ayant des cours de natation étant issus de milieux généralement plus aisés, ils font doncnaturellement partie d’une population plus à risque, sans que la désinfection des piscines ne soit sans doute à mettre en cause! Il ne faut en effet pas confondre corrélation et causalité: par exemple, si on constate qu’il y a davantage de noyades en période de fortes ventes de crème glacée, cela ne signifie pas (heureusement!) que les glaces sont dangereuses, mais bien que les deux phénomènes surviennent durant la même période !

Tout ceci étant dit, et sans nous immiscer plus avant dans un débat complexe d’experts et qui est sans doute loin d’être clôturé, le plus important est de noter que dans sa conclusion, l’étude, beaucoup plus nuancée que ce qui apparaît dans la presse, ne recommande pas du tout de supprimer la pratique de la natation, mais de veiller à un contrôle strict des quantités de chlore à utiliser  ( le chlore est souvent mal dosé dans les piscines privées et souvent  surabondant dans les centres de vacances). 

 C’est sans doute le bon sens et c’est précisément ce que nous faisons à Eurêka : nous fonctionnons avec une stérilisation principale par charbon actif et UV et une régulation assurant  le minimum possible de chlore dans l’eau  (comparable avec ce qui se fait en Allemagne, citée en exemple par A. Bernard) et surtout sans chlore dans l’air , ce qui est évidemment crucial ici.

Nous pouvons donc confirmer que la pratique des bébés nageurs s’effectue sans risque à Eurêka.

A noter enfin que par le passé A. Bernard a lancé dans la presse plusieurs alarmes similaires (asthme chez les enfants allant en piscine dans le cadre scolaire, bronchiolites, asthme des bébés nageurs, atteinte à la fertilité) qui ont ensuite été invalidées par le monde scientifique et médical ( voir notamment les avis du Conseil Supérieur de la Santé). De plus, les études longitudinales déjà menées à l’étranger dont nous avons connaissance  ( notamment Font-Ribeira en Angleterre et Schoeffer en Allemagne, portant sur des échatillons beaucoup plus vastes) n’ont pas trouvé de rapport de causalité chlore/allergies  ( pas plus que de rapport chlore/asthme).,  

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 Rappelons don c que Eurêka fonctionne sur le plan de la stérilisation dans des conditions optimales: ventilation tout-air-neuf sans aucun recyclage d’air , donc sans chloramines dans l’air et traitement de l’eau par charbon actif et filtre UV, un minimum de chlore venant en complément afin d’assurer la stérilisation rémanente. Nos performances en matière de qualité de l’eau et de l’air vont au-delà des recommandations des scientifiques les plus exigeants, en ce compris,celles de  A. Bernard lui-même  (indépendamment de ce qu’on peut penser de ses études). Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici un résumé de la question pour ce qui concerne la question de l’asthme. Toutes les études dont il est question ci-dessous peuvent être consultées sur simple demande à la pisicne.

La question du chlore

Les travaux du Pr Bernard : depuis quelques années, le toxicologue belge Alfred Bernard a émis l’hypothèse que les émanations des chloramines dans l’air seraient responsables d’asthme chez les enfants. Les chloramines sont un gaz volatil bien connu, qui découle de la réaction de stérilisation des matières organiques par le chlore. Le Pr Bernard a été jusqu’à déconseiller la pratique de la natation avant 7 ans ! Ces études ont reçu un impact médiatique important (démesuré ?).

Nous avons dès le début examiné ces travaux en détail et avec un réel souci d’objectivité : après tout, nous sommes les premiers concernés si les piscines posent un problème de santé ! L’étude de 2007 relative aux bébés-nageurs nous a plus particulièrement interpellés et nous y avons rapidement constaté des failles étonnantes. D’abord, l’échantillonnage très limité : seulement 41 enfants ayant été bébé nageurs dans la région bruxelloise en 1990-1192. Sur ces 41 enfants, 9 présentaient un problème d’asthme, alors que la moyenne aurait dû être de 7 ! De plus, l’étude regorgeait de facteurs confondants: les ex-bébés nageurs étaient davantage exposés au tabagisme passif, aux moisissures, aux poils d’animaux. Leurs mamans avaient davantage fumé pendant la grossesse et leurs parents présentaient davantage de problèmes d’asthme, chacun de ces facteurs suffisant à lui seul sans doute à expliquer les résultats obtenus. Les questionnaires proposés aux parents étaient clairement dirigés. Les autres études sont à l’avenant.

L’avis du Conseil Supérieur de la Santé: le CSS a constitué un groupe de travail de différents experts nationaux et internationaux  en microbiologie, génotoxicité, désinfection des piscines, pneumologie, toxicité chez les enfants, épidémiologie pour étudier la problématique du chlore en piscine. Trois rapports ont été  rédigés par 5 experts issus de différentes universités belges : un pneumologue, deux pneumologues pédiatriques, un toxicologue  et un toxicologue pulmonaire. Le dernier rapport est consultable à la piscine. Le moins qu’on puisse dire est qu’il critique les études du Pr Bernard : résultats parfois incohérents, non significatifs, études de type transversal (c’est-à-dire donnant une indication à un moment donné sans tenir compte de l’histoire de l’enfant) et reposant sur un questionnaire ce qui conduit à un important biais de mémoire , confusion entre relation causale et corrélation : on indique que les enfants de la région de Louvain-la-Neuve (où il y a une piscine traitée au Cu-Ag) présentent moins d’asthme que dans le reste de la Belgique, ce qui pourrait aussi bien être imputé à des facteurs sociologiques, environnementaux, etc.. qu’à la piscine fréquentée. Le CSS souligne qu’ il n’existe pas » d’indication suffisante pour établir un lien entre les composés chlorés et l’apparition d’asthme ».

Les études étrangères: une étude allemande portant sur 2192 enfants (Schoefer, 2007) et deux études anglaises (Font-Ribera en 2009, puis en 2010) sur respectivement 3223 et 5700 enfants ont quant à elles montré unediminution del’asthme chez les enfants ayant nagé dès leur plus jeune âge. La dernière étude citée est particulièrement significative, car elle a suivi les enfants de manière longitudinale, c’est-à-dire individuellement et régulièrement entre 0 à 10 ans. Ces résultats sont encore confirmés par des études aux Pays-bas (Jacobs 2010) et en Israël (Godkemir, 2010).

Les systèmes alternatifs: en février 2013, le Ministre wallon Henry aurait selon la presse mis en évidence les systèmes alternatifs au chlore en se proposant d’éliminer à terme celui-ci des piscines. Le CSS l’a judicieusement rappelé à l’ordre en soulignant que le chlore est le moyen de désinfection le plus sûr et que les autres systèmes n’ont pas encore démontré leur efficacité. Le Ministre Henry a aussitôt démenti : il avait été mal compris.

Il faut savoir que la grande force du chlore est d’être présent partout dans la piscine, permettant donc une prise en charge instantanée de la pollution éventuelle. C’est ce qu’on appelle son caractère rémanent. Plusieurs systèmes alternatifs souvent proposés tel que le système Cuivre-argent , le traitement à l’ozone,… ne présentent pas ou très peu cette caractéristique et ne traitent l’eau qu’une fois arrivée au local technique, donc tardivement. Ils présentent donc moins de sécurité sur le plan bactériologique. A noter d’ailleurs que le système Cuivre-argent est interdit dans les piscines publiques en France, pays de son invention.

A Eurêka : bien avant les études du Pr Bernard, nous avions opté pour une piscine à teneur minimale de chlore dans l’eau et sans chloramines dans l’air. En effet, en 1997, afin de nous prémunir contre l’effet irritant, et bien réel celui-là, des chloramines ( irritations de la gorge et des yeux), nous avons opté à cette époque pour une stérilisation par charbon actif et UV. Cela nous permet de ne devoir maintenir qu’une quantité minimale de chlore dans l’eau (0,5 ppm, soit 2 fois la quantité autorisée dans l’eau potable), mais suffisante pour assurer l’effet rémanent évoqué plus haut.

De plus, notre ventilation tout-air-neuf assure un balayage permanent d’air extérieur au-dessus du plan d’eau, sans aucun recyclage de l’air, comme pratiqué généralement dans les autres piscines. Les chloramines éventuels sont donc immédiatement évacués à l’extérieur. Nous sommes donc dans les conditions d’une piscine extérieure pour ce qui concerne la qualité de l’air.

De la sorte, nous maintenons dans l’eau et dans l’air des conditions qui respectent non seulement les valeurs réglementaires, mais également les recommandations de tous les spécialistes, y compris du Pr Bernard lui-même  ( chlore combiné sous 0,4 ppm dans l’eau et ventilation du hall), tout en assurant une qualité suffisante de l’eau. Nous sommes donc convaincus d’avoir opté pour le système le plus sûr. La qualité bactériologique de l’eau (streptocoques, coliformes, champignons..) est irréprochable, comme en attestent les analyses effectuées mensuellement à l’improviste par un laboratoire agréé et dont les résultats sont affichés dans le sas d’entrée. Notre piscine est considérée sur le plan de l’hygiène comme une piscine publique et est soumise à ce titre au contrôle de la Région Wallonne.

Pour conclure, reprenons ce que dit avec beaucoup de bon sens le Pr Nève du CSS: « tout ce qui désinfecte et de ce fait tue les agents pathogènes est potentiellement toxique ». C’est évident, mais on peut y ajouter cet adage bien connu des toxicologues: « tout est dans la dose! »